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La Russie nie que des cosmonautes ont arboré un uniforme aux couleurs de l’Ukraine

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Coïncidence ou geste politique? Trois cosmonautes russes sont arrivés à la Station spatiale internationale (ISS) samedi avec des combinaisons jaune et bleu, qui correspondent aux couleurs du drapeau ukrainien. Un geste salué par de nombreux internautes, qui y ont vu une déclaration contre la guerre en cours en Ukraine. Une interprétation qu’a rapidement rejetée la Russie

Trois cosmonautes russes qui avaient décollé vendredi à bord d’une fusée Soyouz sont arrivés comme prévu samedi à la Station spatiale internationale, où ils ont été accueillis chaleureusement par deux collègues russes, quatre Américains et un Allemand. Un détail a toutefois retenu l’attention: leur uniforme était entièrement jaune et ceinturé de lignes bleues, les deux couleurs du drapeau ukrainien.

Dans le contexte de l’invasion russe en cours dans le pays d’Europe de l’Est, les réactions n’ont pas tardé à fuser. Plusieurs médias internationaux, incluant le quotidien britannique The Times, ont associé cette situation à « une déclaration contre la guerre », tandis que de nombreux internautes ont qualifié ce geste de « courageux » et de « fort ». « Beau à voir » à a pour sa part écrit sur Twitter l’astronaute de renom Chris Hadfield.

« Aujourd’hui, les trois cosmonautes russes sont arrivés à la station spatiale internationale en arborant les couleurs de l’Ukraine, le geste est fort. Et de voir les quatre astronautes américains, les deux Russes et un Allemand les accueillir, tout autant », a notamment écrit sur le réseau social le spécialiste des nouvelles technologies et des médias numériques Bruno Guglielminetti. Ce dernier a toutefois convenu dans une publication subséquente que ce geste n’était « sûrement pas » intentionnel, puisque les tenues des cosmonautes « sont décidées longtemps d’avance ».

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« Typiquement, ces combinaisons de vol Soyouz sont sélectionnées et emballées quelques mois avant le lancement de la mission. Il est donc possible que ce soit une coïncidence », a aussi relevé sur Twitter le journaliste spécialisé dans le domaine spatial pour le média Ars Technica, Eric Berger. « Mais cela semble être une très, très grande coïncidence si c’est le cas », a-t-il ajouté.

La Russie nie

Le directeur général de Roscosmos, l’agence responsable du programme spatial civil russe, Dmitri Rogozine, a rapidement réagi samedi en déplorant une « guerre de l’information contre la Russie ». Dans une déclaration sur son compte Telegram, il a souligné que les couleurs de l’uniforme des trois cosmonautes qui se sont rendus à l’ISS pour une mission spatiale de six mois visaient à représenter certaines de celles que l’on retrouve « dans l’emblème » de l’université technique d’État de Moscou-Bauman, où ils ont diplômé.

« Nous n’allons pas renoncer à certaines couleurs dans l’emblème de l’Université Bauman » ou à celles du complexe de lancement des fusées porteuses Soyouz-2, a-t-il insisté.

L’université en question s’est pour sa part réjouie sur son site web que « pour la première fois lors de l’exploitation de la Station spatiale internationale, cinq cosmonautes de Roscosmos sont à bord [de celle-ci] en même temps ». Elle n’a toutefois pas commenté l’uniforme des trois cosmonautes qui y sont arrivés samedi.

Une coopération internationale fragile

Jusqu’à récemment, la coopération spatiale entre la Russie et les pays occidentaux était l’un des rares domaines à ne pas avoir trop pâti des sanctions décrétées contre Moscou après l’annexion en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée.

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Quelques tensions étaient toutefois apparues, notamment après que le président russe Vladimir Poutine a nommé en 2018 à la tête de l’agence spatiale russe Roscosmos le nationaliste Dmitri Rogozine.

Ce dernier affiche régulièrement son soutien à ce que la Russie appelle « une opération militaire spéciale » en Ukraine.

« Les nôtres ! Pour la première fois depuis de longues années, c’est un équipage entièrement russe” » s’est-il félicité sur Twitter quelques heures avant le lancement.

Ce week-end, le responsable avait affirmé que les récentes sanctions occidentales introduites contre Moscou pourraient provoquer la chute de l’ISS.

Selon lui, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l’ISS sera perturbé par les sanctions, affectant donc le segment russe de la station. En conséquence, cela pourrait provoquer « l’atterrissage » de l’ISS, qui pèse « 500 tonnes », avait-il mis en garde.

Les propulseurs des vaisseaux russes amarrés à la station servent en effet à corriger l’orbite de la structure spatiale. Une procédure réalisée une dizaine de fois par an pour la maintenir à la bonne altitude, ou encore éviter des débris spatiaux sur sa trajectoire.

Les Américains seuls n’ont pas cette capacité, a confirmé lundi Joel Montalbano, le directeur du programme de la station pour la Nasa. « La Station spatiale a été conçue sur le principe de l’interdépendance […] il ne s’agit pas d’un processus dans lequel un groupe peut se séparer de l’autre. »

« À l’heure actuelle, il n’y a aucune indication que nos partenaires russes veuillent faire les choses différemment. Donc nous prévoyons de continuer les opérations comme nous le faisons aujourd’hui” », a-t-il dit.

-Avec l’Agence France-Presse

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Soy profesor universitario de economía, aficionado al golf y a los coches, y me gusta especialmente Asia. Vivo entre España y Portugal.